L'Etudiant Noir
Les années 1935-1940 marquèrent un tournant décisif dans l'évolution des lettres africaines. Quelques revues étaient importantes dans les milieux Mouvements parisiens.
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La Revue du monde noir, 1931. Animée par Paulette Nardal et le docteur Sajoux, la revue n'a eu que six numéros. Cependant, elle a permis non seulement la diffusion des idées, mais aussi la rencontre de plusieurs écrivains noirs dans les salons : Langston Hughes, Mercer Cook, René Maran, Léon Damas, et les frères Achille.
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Le manifeste de La Légitime Défense, 1932. Les principales figures sont Etienne Léro, Maurice Sabat-Quitman, Jules Monnerot, et René Ménil. Sur le plan politique, les concernés dénoncent le colonialisme. Sur le plan littéraire, ils prônent le recours au surréalisme. Sur le plan culturel, ils défendent l'authenticité du folklore créole, les poètes de la négro-renaissance ainsi que les écrits de Nicolas Guillén. La revue fut interdite pour sédition.
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L'Étudiant noir, 1934. Elle réunissait tous les étudiants noirs à Paris sans distinction d'origine. Elle était à la base de la naissance de la négritude. Le mouvement connut à sa tête le tandem Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor, et Léon Damas.
La négritude. Néologisme du Martiniquais Aimé Césaire. Le terme n'a pas toujours la même définition chez les tenors de la négritude. Pour Césaire, la négritude " C'est le fait d'être Noir et l'acceptation de ce fait, de son destin de Noir, de son histoire et de sa culture. " Pour à Senghor, " Ce sont les valeurs culturelles du monde noir, l'esprit de la civilisation africaine. " Pour Léon Damas, " c'est le fait de défendre sa qualité de Nègre. " Enfin pour Sartre, la négritude est " l'être-dans-le-monde du Noir ", une certaine "essence noire." Ce que dément Senghor.
La création du mouvement de la négritude, le militantisme des milieux intellectuels surtout de gauche, et des catastrophes de la Deuxième Guerre Mondiale marquèrent une nouvelle étape dans la littérature africaine francophone.

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